L'histoire du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) Drummond est bien jeune mais celle des installations débute en 1910 et est riche des défis surmontés par les gens qui ont contribué à son développement. Nous vous présentons les faits saillants de cette histoire, gage de succès pour l'avenir.

Le 5 juillet 2004, le CHSLD Cœur-du-Québec, le CLSC Drummond et l'Hôpital Sainte-Croix fusionnaient pour devenir le Centre de santé et de services sociaux (CSSS) Drummond. Cette fusion s'inscrivait dans le cadre de la mise en place d'un nouveau mode d'organisation des services dans chaque région du Québec, basé sur des réseaux locaux de services. Le CSSS agit maintenant comme assise du réseau local assurant l'accessibilité, la continuité et la qualité des services destinés à la population.



Histoire des installations du Centre de santé et de services sociaux Drummond



Hôpital Sainte-Croix

C'est le 5 décembre 1910 que la communauté des Soeurs Grises de l'Hôtel-Dieu de Nicolet prend possession de l'Hôtel Corona, à l'angle des rues Lindsay et Cockburn, pour le transformer en hôpital, hospice et pension. Dès 1915, les religieuses déménagent au Couvent des Soeurs de la Présentation, à l'intersection Marchand et Brock; 11 ans plus tard, on procédera à l'aménagement d'un hôpital distinct sur la rue Brock.

La bâtisse abritant l'Hôpital Sainte-Croix est inaugurée en 1949 et reçoit à l'époque 228 patients. Le 14 avril 1960, le gouvernement du Québec constitue l'Hôpital Sainte-Croix en corporation et un conseil d'administration officiel est formé en 1964.

À la suite de l'adoption de la Loi 65 qui transforma le système hospitalier privé du Québec en système public, la communauté des Soeurs Grises vend l'Hôpital Sainte-Croix au ministère des Affaires sociales, et le 20 juin 1973, le gouvernement lui émet sa nouvelle charte.

La fermeture de l'École des infirmières, construite en 1966 tout à côté du centre hospitalier, permet d'y aménager, en 1976, 113 lits d'hébergement sur trois étages. Ainsi naissait le Pavillon d'Youville.

Pour remédier à des problèmes constants d'exiguïté des lieux, on termine, en 1980, la construction d'un bloc de services entre l'Hôpital Sainte-Croix et le Pavillon d'Youville, où on aménage le Service d'urgence, les Cliniques externes, le Bloc opératoire et l'histopathologie. Un 3e étage sera érigé sur ce bloc de services afin d'agrandir les laboratoires.

En 1995, la gestion des 81 lits d'hébergement et de soins de longue durée qui subsistaient au Pavillon d'Youville était transférée au CHSLD Coeur-du-Québec. Du côté des soins de courte durée et dans le contexte du virage ambulatoire, le nombre de lits a été réduit graduellement pour atteindre aujourd'hui 191 lits, dont 20 pour la courte durée psychiatrique.

En février 1997, un important projet de construction et de réaménagement était officiellement confirmé par le ministère de la Santé et des Services sociaux. Les travaux ont nécessité un investissement de 15 M$, dont une contribution de 3 M$ de la Fondation Sainte-Croix.

En juillet 2005, le Service d'imagerie par résonance magnétique (IRM) ouvrait ses portes. Situé à l'étage supérieur d'un agrandissement en façade du centre hospitalier, le service d'IRM a nécessité des investissements 1,7 million $ pour l'appareil et 2,5 millions $ pour la construction de l'édifice, incluant l'aménagement de l'entrée principale. La plus grande partie de ces sommes (3 066 500 $) a été financée par le Ministère de la santé et des services sociaux; il faut toutefois souligner l'apport considérable de la population drummondvilloise qui, par l'entremise de la Fondation Sainte-Croix, a contribué au projet pour un montant de 719 000 $, dont 200 000 $ en provenance de la MRC de Drummond et 200 000 $ en provenance d'Autobus Girardin.

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Le CLSC Drummond

Le CLSC Drummond a vu le jour en septembre 1985 et s'est organisé graduellement par l'intégration de ressources sociales, de ressources de santé communautaire et de ressources de santé au travail. Son conseil d'administration adopta, en 1986, les premières orientations de l'établissement. En 1993, il donna au CLSC une stratégie de service qui l'assurait d'une prestation de services de qualité.

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Le Centre d'hébergement Frederick-George-Heriot

Cest au tout début de l'année 1963 qu'a germé l'idée de doter Drummondville d'un nouveau centre d'accueil, en remplacement du Foyer Saint-Paul. Avant même son ouverture, soit en novembre 1966, le nom du " Centre d'Accueil de Drummondville " est changé pour celui de " Pavillon Georges Frédéric ".

Le 1er mai 1967, le Pavillon accueille ses premiers résidents dans une bâtisse toute neuve. L'ouverture officielle a lieu le 16 septembre de la même année et l'établissement compte à ce moment-là 103 lits pour malades à long terme et 134 lits d'hébergement. Les différentes ailes du Pavillon sont identifiées aux noms des premiers administrateurs : Boulay, McCormick, Côté, Boire, Turmel, Picard et Paradis.

Une corporation laïque détient alors un bail de location et un permis d'exploitation du Ministère des Affaires sociales. Ce n'est que plus tard, soit le 3 novembre 1976, que la corporation achète du Ministère des Travaux publics et de l'Approvisionnement du Québec, la propriété, les biens mobiliers et immobiliers.

Vers la fin de 1969, la section pour malades à long terme devenant insuffisante pour répondre aux besoins, une demande est adressée au Ministère de la Santé afin d'ajouter des lits pour cette clientèle. Le Ministère accepte, au début de l'année 1970, de diminuer le nombre de lits d'hébergement de 134 à 67 lits, permettant ainsi de recevoir 67 malades chroniques ambulants.

Au cours de l'année 1973, on constate de nouveaux besoins en lits pour malades à long terme. Le sous-ministre adjoint à la programmation nous informe alors de l'intention du Ministère des Affaires sociales que le Pavillon accueille seulement des malades à long terme et prévoit l'ajout de 125 lits d'hébergement.

En avril 1974, compte tenu de l'étendue des services offerts, le " Pavillon Georges Frédéric " devient le " Centre hospitalier Georges Frédéric ".

En avril 1977, les 67 lits d'hébergement deviennent à leur tour des lits de soins prolongés. Les bénéficiaires en hébergement sont alors transférés au Pavillon Youville de l'Hôpital Sainte-Croix.

En décembre 1977, le Centre hospitalier Georges Frédéric dispose d'une unité de transition de 19 lits à l'intention de personnes ayant besoin de réadaptation intensive afin de retrouver l'autonomie qui leur permettra de retourner dans leur milieu naturel ou d'être orientées vers une ressource correspondant à leurs besoins.

En juin 1979, deux services se greffent à ceux déjà existants, soit le service de réadaptation comprenant la physiothérapie et l'ergothérapie ainsi que l'ajout d'un centre de jour.

Afin de répondre aux besoins de la population, le Ministère des Affaires sociales autorisait le Centre hospitalier Georges Frédéric, en 1979, à procéder à un agrandissement de 125 lits. C'est le 18 octobre 1982 qu'on inaugurait officiellement l'aile Paradis, portant ainsi le nombre de lits de 237 à 362, dont 67 lits d'hébergement et 295 lits de soins de longue durée. Ce projet d'agrandissement comportait également un autre volet, soit l'agrandissement et la réorganisation du service alimentaire, afin de desservir adéquatement la clientèle additionnelle.

La mise en application de la réforme de la santé et des services sociaux, en 1992, a occasionné un virage majeur pour le Centre hospitalier Georges Frédéric. L'unification des conseils d'administration du Centre hospitalier Georges Frédéric et de L'Accueil Notre-Dame-du-Bon-Conseil, le 1er octobre 1992, a fait en sorte que les deux établissements formaient un regroupement.

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Le Centre d'hébergement L'Accueil Bon-Conseil

L'Accueil Notre-Dame-du-Bon-Conseil a reçu ses premières lettres patentes le 23 septembre 1968 pour l'exploitation d'un centre d'hébergement pour personnes âgées.

En mai 1994, " L'Accueil Notre-Dame-du-Bon-Conseil " devient " L'Accueil Bon-Conseil " et le "Centre hospitalier Georges Frédéric" devient le " Centre Frederick-George-Heriot ". Le regroupement porte désormais le nom de " CHSLD Regroupement de la MRC Drummond " et il se dote d'un nouveau logotype, à l'image des valeurs et de la mission des deux établissements.

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Le Centre d'hébergement Marguerite-D'Youville

Le 28 octobre 1995 marque le transfert administratif des 80 lits d'hébergement et de soins de longue durée du Pavillon Youville de l'Hôpital Sainte-Croix vers le Centre Frederick-George-Heriot. À l'origine, le Pavillon Youville était une école à l'intention des infirmières. Le 5 novembre 1976, le Pavillon Youville devenait un centre d'hébergement pour personnes âgées.

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Le regroupement des trois centres d'hébergement

À la suite d'une étude relative à la pertinence de la fusion ou de l'intégration des établissements " L'Accueil Bon-Conseil " et le " Centre Frederick-George-Heriot ", incluant le Pavillon Youville, le conseil d'administration donne son aval, en décembre 1996, au projet de " fusion " desdits établissements. Datées du 31 mars 1997, de nouvelles lettres patentes confirment la fusion de L'Accueil Bon-Conseil et du Centre Frederick-George-Heriot sous l'appellation de " CHSLD Regroupement de la MRC Drummond ".

En décembre 1996, le conseil d'administration autorisait la formation d'un comité de travail ayant pour mandat de revoir la dénomination du regroupement soit " CHSLD Regroupement de la MRC Drummond " et se pencher sur une nouvelle dénomination pour le Pavillon Youville afin d'identifier les services d'hébergement s'y trouvant.

En février 1997, le conseil d'administration adopte une résolution à l'effet de modifier la dénomination du regroupement en celle de " CHSLD Cœur-du-Québec ", selon la recommandation du comité de travail. La nouvelle dénomination du regroupement est confirmée par les lettres patentes émises le 16 janvier 1998. Le conseil d'administration a de plus accepté la recommandation du comité de changer l'appellation " Pavillon Youville " par " Résidence Marguerite-D'Youville ".

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